Ce serait merveilleux, si les maux de crâne seraient uniquement et exclusivement dûs aux déboires de l'alcool.
...À ce stade, mon cerveau élancé me dit que la vie m'a peut-être laissée avec une gueule de bois de tout.
dimanche 27 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
Un brin de foin dans une botte d'aiguille
Parfois je me dis que ce genre de conditions climatiques doivent calmer en nous nos envies de fin du monde...
J'aime bien m'imaginer que nos -30 degrés Celsius ressentis et nos 40 centimètres de neige (one shot!) font que les êtres humains habitant ces quelques arpents de blanche neige se serrent plus expressément les coudes, question de s'en réchauffer les racoins :) . J'avais l'impression que l'autre soir, en marchant, le vent cherchait de ses griffes un point de chaleur dans mon visage plissé en de petites douleurs, comme un brin de foin dans une botte d'aiguilles. En rentrant à la maison du ô réconfort, j'avais le blush aux joues, à la longue, à cause de toutes les broderies que le temps s'était acharné à faire un peu partout dans le trou d'esquimau qui me servait de minois.
Quand finalement les lois de la nature réussissent à nous faire entendre raison, à faire éclater le pied d'estal et à nous remettre à notre niveau initial, je me sens bien. Bien sûr, il y aura toujours les incorrigibles, ceux dont la vision ne va pas plus loin que leur mallette en cuir noir, ou leur Playstation, tellement perdus dans leur train-train qu'ils en perdront bientôt les rails, qui ne daigneraient jamais se rabaisser devant telle fadaise de villageois, mais une fois de temps en temps, pourquoi pas se permettre de vivre selon le bon vouloir du ciel et de ses nébulosités?
lundi 14 décembre 2009
samedi 12 décembre 2009
The Great Escape auf Deutsch
Pour ceux qui désirent s'ébrouer un peu dans une deuxième, troisième ou quatrième langue...
www.babbel.com
Eine sehr große Motivierung!
www.babbel.com
Eine sehr große Motivierung!
jeudi 10 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
Rimouski
Le vent d'une tempête m'a poussé dans le dos jusqu'ici en me criant : « De retour, Laurence!!»
Je suis là, comme si j'y avais toujours été.
Comme ces rues connues par coeur bordées par une mer d'hiver
Comme ces visages d'habitués, les éternels régionaux.
Après de neufs émois,
Moi, j'accouche d'un espoir!
Je suis là, comme si j'y avais toujours été.
Comme ces rues connues par coeur bordées par une mer d'hiver
Comme ces visages d'habitués, les éternels régionaux.
Après de neufs émois,
Moi, j'accouche d'un espoir!
lundi 23 novembre 2009
Bienvenue volupté!
Une nuit de farniente dans cette maison qui craque
Puis dans les volutes des vapeurs caféinées,
Et les exclamations obtempérées
de la chanteuse d'opéra
Je m'éveille, silencieusement,
Devant la belle vitrée
Qui d'elle filtre délicatement
Du haut de ses nuages
Une lumière d'ambre
Sur mes paupières closes un rayon
Qui d'un chaud murmure
Fait glisser en moi un frisson
Au gré des mouvements
Au-delà des arbres ondulants
Puis dans les volutes des vapeurs caféinées,
Et les exclamations obtempérées
de la chanteuse d'opéra
Je m'éveille, silencieusement,
Devant la belle vitrée
Qui d'elle filtre délicatement
Du haut de ses nuages
Une lumière d'ambre
Sur mes paupières closes un rayon
Qui d'un chaud murmure
Fait glisser en moi un frisson
Au gré des mouvements
Au-delà des arbres ondulants
mardi 17 novembre 2009
L'étaurevoir...
Un certain jour de novembre...
Comment l'euphorie du départ éclata en pièces? Cruellement broyée par la séparation, un ligament qui se brisai par le démarrage du train, elle l'embrassa du regard pour une dernière fois, cet homme à demi caché derrière les autres aux gestes d'aurevoir...Du départ à l'arrivée elle pleura doucement, les larmes perlant au rythme de la musique triste fusant dans ses oreilles...Voyant bien que sa vie parfois l'était aussi, une musique violemment triste, à la Muse. La situation lui échappait, mais depuis elle avait les ventricules dans un étau de plomb, pesant en elle d'un sombre pressentiment. Trop tard. Son coeur retors grinçait en crescendo plus les kilomètres s'accumulaient entre lui et elle, plus elle réalisait...Trop tard.
Pourtant elle avait toujours cru...Il lui a bien fallu trouver un tourment en lui pour découvrir la valeur qu'il avait pour elle. Un tourment puissant et lourd comme un roulement de nimbus dans un ciel incertain. La distance. Inconstante distance, mais maintenant bien établie. Insoutenable. Puis la douleur a jailli des adieux trop rapides, d'un baiser invisible et muet, celui qu'il n'a pas déposé sur ses lèvres et elle non plus. Ça fait mal. Comme s'ils s'étaient aimés depuis longtemps. Comme s'ils savaient qu'ils s'aimaient depuis longtemps. Et elle pleure déjà pour la prochaine fois qu'il tombera amoureux, dans un vertige qui ne sera pas le sien, et elle sera seule, et sombrera...Et elle déteste ses mots, elle les maudit et les plus sombres elle les mord encore d'entre ses lèvres. Trop tard.
mercredi 11 novembre 2009
Réflexion sur l'exil linguistique
Tiré de Nord perdu (1999) de Nancy Huston
L’étranger, donc, imite. Il s’applique, s’améliore, apprend à maîtriser de mieux en mieux la langue d’adoption…Subsiste quand même, presque toujours, en dépit de ses efforts acharnés, un rien. Une petite trace d’accent. Un soupçon, c’est le cas de le dire. Ou alors…une mélodie, un phrasé atypiques…une erreur de genre, une imperceptible maladresse dans l’accord des verbes…Et cela suffit. Les Français guettent…ils sont tatillons, chatouilleux, terriblement sensibles à l’endroit de leur langue…c’est comme si le masque glissait…et vous voilà dénoncé! On entraperçoit le vrai vous que recouvrait le masque et l’on saute dessus : Non, mais…vous avez dit « une peignoire »? « un baignoire »? « la diapason »? « le guérison »? J’ai bien entendu, vous vous êtes trompé? Ah, c’est que vous êtes un ALIEN! Vous venez d’un autre pays et vous cherchez à nous le cacher, à vous travestir en Français, en francophone…Mais on est malins, on vous a deviné, vous n’êtes pas d’ici… «Vous êtes d’origine allemande? anglaise? suédoise? » Je le fais moi aussi, je l’avoue, dès que je détecte un accent dans la voix de quelqu’un, je le fais, tout en sachant qu’ils en sont sûrement las comme moi j’en suis lasse, qu’ils ont subi dix mille fois ce même interrogatoire débile, ennuyeux, blessant : « Vous êtes allemand? Non? Hongrois? Chilien? » Which country? comme on dit en Inde. Non seulement cela mais, dès que vous la leur fournissez, cette information se cristallisera dans leur esprit, se figera, deviendra votre trait le plus saillant, la qualité qui, entre toutes, vous définit et vous décrit. Vous serez la Russe, Néo-Zélandais, le Sénégalais, la Cambodgienne et ainsi de suite (un magazine respectable a récemment qualifié la cinéaste Agnieska Hollande de « Polonais de service » ; un autre a cru élégant de commencer une critique d’un de mes livres par la phrase : « Elle est morose, notre Canadienne »)…alors que, bien sûr, chez vous, votre nationalité était l’air même que vous respiriez, autant dire qu’elle n’était rien.
----- N’avez vous pas déjà eu le sentiment de lire un passage d’un livre ou d’un texte relevant des pensées que vous n’aviez jamais eues de manière si articulée, mais qui exprimait précisément ce que vous ressentiez?
Bien que mon exil en Europe fut comme une peanut à côté de celui de Mme Huston, je me suis reconnue. Serait-ce une particularité bien clairement française que d’adopter cette approche envers les étrangers? Ou bien existerait-elle réellement dans toutes les sociétés occidentales, où l’immigration est fréquente?
mardi 10 novembre 2009
L'illumination 2.
L'effet était superbe. Devant de telles beautés, normal d'avoir le souffle coupé par ses cimes acérées. De ces sommets enneigés mon regard n'a pu se détacher que pour quelques instants, le temps de graver sur ma mémoire de papier cette grande fenêtre de la cabine, et le jour tombant face aux montagnes, ne laissant encore que trois ou quatre minutes d'émerveillement possible. Plus que trois ou quatre instants avant que ne s'éteigne le Tyrol, et mes yeux parcouraient frénétiquement la vitre à la recherche d'encore plus de spectaculaire, me gavant toujours plus de ces paysages de démesures.
Et sur les rails dans la vallée je pouvais d'une manette avancer ou reculer le film, accélérer ou ralentir la progression des images, car ce n'était plus moi qui parcourait en train l'Autriche et la moitié de la Suisse mais bien le panorama qui évoluait selon mon bon vouloir. Le temps a tout de même su me rattraper, même en TGV. La noirceur engouffra tout d'un coup de vent, mais les massifs étaient d'autant plus imposants, comme une présence invisible mais terriblement forte...De laquelle on pouvait parfois apercevoir des amoncellements de milliers de petits phares, probablement installés là pour guider les trains sans rails...
Ça vous fait penser à quoi?
Dieu se cacherait-il dans les montagnes? Ce sont tout de même les conséquences de mouvements écorsaires puissants, de fracas tectoniques!
Je n'étais pas encore bien certaine du nom que les gens leur donnaient, mais je les avais déjà baptisées à ma manière. Car bien que n'importe quelle religion n'aurait jamais pu les avoir créées ou même déplacées, elles possèdent tout ce qui a de plus sacré, et elles le font émaner d'une aura de neige.
Je n'aurais jamais cru possible qu'autant de pureté brute puisse être concentrée en un même corps.
Mesdames et Messieurs, laissez-moi vous introduire...Leurs Majestés les Alpes!
Ça vous fait penser à quoi?
Dieu se cacherait-il dans les montagnes? Ce sont tout de même les conséquences de mouvements écorsaires puissants, de fracas tectoniques!
Je n'étais pas encore bien certaine du nom que les gens leur donnaient, mais je les avais déjà baptisées à ma manière. Car bien que n'importe quelle religion n'aurait jamais pu les avoir créées ou même déplacées, elles possèdent tout ce qui a de plus sacré, et elles le font émaner d'une aura de neige.
Je n'aurais jamais cru possible qu'autant de pureté brute puisse être concentrée en un même corps.
Mesdames et Messieurs, laissez-moi vous introduire...Leurs Majestés les Alpes!
jeudi 29 octobre 2009
L'illumination
«L'action de monter un lit IKEA doit s'apparenter à une forme de yoga suédois...»
La pensée m'est venue dans une position d'étirement inconvenue, les pieds bien crampés dans un espace restreint, coincés entre plusieurs planches de bois plaqué acajou et un tas de vis roulant dans leur sac à moitié arraché par la rage! C'était du moins par quelques soupirs s'évaporant de nos bouches respectives que notre désespoir commun s'exprimait, un de ces sympathiques matins brumeux où il n'y avait rien de mieux à faire que de monter un meuble IKEA. Cette jolie invention basée sur le principe que l'«on peut tout faire soi-même n'est-ce-pas?», du moins, c'était mon souhait, n'aurait jamais pu susciter en moi autant de poésie new wave si je n'avais pas eu moi-même la chance de faire cette expérience transcendante. Nous avions bien pris la situation avec diplomatie et une bonne dose de zénitude, car la tâche demanda patience. Donc, le nez de mes fesses en l'air comme un bourgeois parisisen et les jambes raidies par l'incompréhension du Monde, je m'évertuai à devenir une pro du bricolage, première étape étant de foutre cette putain de contondance dans le trou montré par une grosse flèche sur le plan tout en belles images. Tout ça, avec flegme.
C'est ainsi qu'en tentant d'atteindre l'incommensurable summum, j'ai compris l'ultime Vérité, j'ai vue l'aura IKEA. À ce moment-là, j'ai compris que, dans ce monde comme dans les autres, il y avait quelqu'un ou quelqu'une, quelques-uns ou quelques-unes qui jouai[en]t aux blocs LEGO avec la vie, et qui devai[en]t bien se divertir devant un tel exercice.
lundi 12 octobre 2009
Konstanz
Je retrouvai ma solitude sous la pluie
et en une fraction de vie
Je ressens encore…
Une grande étendue miroir,
moirée de silence en son âme profonde.
Des nuées de gouttelettes entre les gens et moi,
Ce n’étaient que des majoritaires au pluriel,
Pluricellulaires en mouvance obstinée,
Des corps mouillés qui se déplaçaient sans autre sens
Que d’arriver à tant de fois
Mais en ce temps la foi comme l’espace
S’écartèrent pour laisser place
À la grandeur d’une âme de géante
Endormie au pied des Alpes
Un berceau de roc et de terre
D'où je fus, des ombres vibrantes dans l’horizon,
Gigantesques ondes bleues de constance
Se découpant dans le gris,
Dans l’ivresse du moment.
Entre ce Lac et mon être
Le goût du monde.
et en une fraction de vie
Je ressens encore…
Une grande étendue miroir,
moirée de silence en son âme profonde.
Des nuées de gouttelettes entre les gens et moi,
Ce n’étaient que des majoritaires au pluriel,
Pluricellulaires en mouvance obstinée,
Des corps mouillés qui se déplaçaient sans autre sens
Que d’arriver à tant de fois
Mais en ce temps la foi comme l’espace
S’écartèrent pour laisser place
À la grandeur d’une âme de géante
Endormie au pied des Alpes
Un berceau de roc et de terre
D'où je fus, des ombres vibrantes dans l’horizon,
Gigantesques ondes bleues de constance
Se découpant dans le gris,
Dans l’ivresse du moment.
Entre ce Lac et mon être
Le goût du monde.
dimanche 11 octobre 2009
Keep it sexy. (Thank you Simon :) )
Il y a quelques jours de cela, j'ai eu une conversation (très courte, mais j'appelle cela une conversation pour m'encourager un peu, vous savez...) avec une de mes collègues villageoises, une qui m'a parue particulièrement ignoble et irrespectueuse juste après quelques jours. Je la détestais déjà un peu, avec sa voix rauque et son rire de sorcière qu'elle m'avait déjà humiliée devant le reste du groupe en me parlant comme si elle piaillait avec toute personne ordinaire qui vient de ce bas-monde (le monde se limitant pour elle au Baden-Württemberg, et encore peut-être seulement la région d'Heilbronn). Comme je ne savais que répondre et je me mis à chercher un éclair de génie dans l'assemblée, mais celle-ci éclata bien entendu de rire, car qui n'a pas le sens de la répartie dans ces petits villages qui ne connaissent rien d'autre que le vin et les potins, hein? Maintenant que je vous ai raconté pourquoi je la détestais, voilà que je vous raconte comment je l'ai un peu moins détestée. Elle m’a demandé (en allemand moins shwabish, je voyais qu’elle faisait un effort) en riant si je trouvais les weinlesen bien loin de la littérature…Eh bien comme je lui ai répondue dans mon allemand kaputt, le fait d’être tous les jours en plein air et loin de la ville possède une haute teneur en poésie…Et elle acquiesca. Avait-elle vraiment compris? Je ne le saurai problablement jamais.
Avec les raisins Trollinger, mes préférés, de grosses grappes pulpeuses qui, en quelques poignées gorgées, remplissent nos « Eumâ » (quelque chose de l’argot qui veut dire gros bac) en quelques instants. Et je vois ces vieux hommes qui travaillent dans les vignobles depuis toujours, de génération en génération, qui dégagent les grappes de leurs plants avec délicatesse mais fermeté, puis qui laissent tomber le fruit rebondi dans leur main ridée par la récurrence du travail, souplement et simplement ouverte, dans une attente perpétuellement répétée…J’en suis certaine, ils caressent les raisins beaucoup mieux que leur femmes. Je dis ça sans aucun mépris, quoique je plaigne plusieurs femmes de ce dit bas-monde. Tout est dans la beauté du geste, mais c’est encore une chance qu’ils ne réalisent pas leur propre sensualité, car ils la confondraient avec un manque de virilité…
C'est aussi son éphémérité qui fait cette beauté profonde et dangereuse...
C'est aussi son éphémérité qui fait cette beauté profonde et dangereuse...
samedi 3 octobre 2009
Weinsberg
Mes rêves s'étranglent de l'étrange langue étrangère qu'est l'allemand, du travail, des raisins, bleus, blancs, rouges...euh...Schwarz, rot, gelb.
Je suis l'Auslander au milieu des villageois de l'autre continent, c'est dur de se fondre dans la masse, je ne fais que me taire dans mon ignorance frustrée, ou de chanter Daniel Bélanger...
De corps et d'esprit c'est épuisant, mais très enrichissant...
Je suis l'Auslander au milieu des villageois de l'autre continent, c'est dur de se fondre dans la masse, je ne fais que me taire dans mon ignorance frustrée, ou de chanter Daniel Bélanger...
De corps et d'esprit c'est épuisant, mais très enrichissant...
mardi 22 septembre 2009
Laurence découvre les podcasts sur iTunes...
Je retrouve un petit peu d'un chez-moi évanoui, avec les discussions radio-canadiennes en fond sonore...
De Christiane Charette à Par quatre chemins (ah! La douce voix des sourcils de Jacques Languirand!), j'y trempe un pied, ou peut-être qu'un orteil, mais que c'est bon!
Aussi des chroniques sur le deutsch en anglais, question de se mettre dans le bain...
Demain soir je prends le bus pour Berlin, départ 21h15, arrivée 6h36...Ich bin zu aufgeregt!
Aïe aïe aïe!
De Christiane Charette à Par quatre chemins (ah! La douce voix des sourcils de Jacques Languirand!), j'y trempe un pied, ou peut-être qu'un orteil, mais que c'est bon!
Aussi des chroniques sur le deutsch en anglais, question de se mettre dans le bain...
Demain soir je prends le bus pour Berlin, départ 21h15, arrivée 6h36...Ich bin zu aufgeregt!
Aïe aïe aïe!
jeudi 17 septembre 2009
Mémoires du 16 septembre 2009
Je me suis dit que je n’allais pas toujours avoir vingt ans, que malgré ma solitude momentanée je devrais fixer version noir sur blanc cette journée. Un petit déj’, à l’auberge de jeunesse de Lille dans laquelle je jouis d’une chambre privée gratuitement, avec comme fond sonore d’abord « De Manhattan à Kaboul » d’Axel Red et Renaud, « On vit ce jour comme le dernier –ou quelque chose comme ça» de Corneille. Sous ces chansons qui m’étaient que trop dédiées, suscitant en moi un sentiment d’être en pleine possession de mon destin, synchronicité oblige! Hallelujah!, et du Nutella plein la bouche (entendant déjà ma mère s’écrier « DIEU DU CIEL!! »), se fixait cette journée où je jubilerais comme tous les ans, le cœur palpitant de connivence avec mes sens et les éléments, mais où ma joie s’exprimerait par sourires en coin et regards désobligeants vers certains arrière-trains où j’aurais bien pris une bouchée. (Petite parenthèse ici pour préciser qu’en ce jour de fête, je fais fi de toute syntaxe, sans parler de la concordance des temps (pfff! Je suis au-delà de tout ça!), et que je laisse chaque phrase telle qu’elle est sortie de ma tête, dans l’intention de montrer dans quel état d’esprit je me trouve actuellement, ce 16 septembre 2009 à 23h46!! Et que dire des doubles parenthèses! (Ha!)) Dans ma petite chambre je mets la musique à fond, en sous-vêtements j’ai dansé devant le miroir, bu ma deuxième Kronenbourg et j’ai rêvé à demain soir à Strasbourg quand je rejoindrai mon colombien préféré fétichiste des petits martiens collés en mosaïques incognito dans toutes les grandes villes du monde…Aujourd’hui le jour de mes vingt années, j’ai bien vécu ma solitude, malgré le fait qu’une certaine frustration éphémère s’était emparée de moi, après avoir croisé nombre de beaux lillois sans suite, sans un regard, alors qu’un mercredi 16 septembre je m’étais mise sur mon 36! Les filles nordiques sont si belles que ça? Non, je crois surtout que c’est cette fameuse théorie interstellaire qui règne sur toute âme qui vive dans l’univers (les aliens ont-ils une âme? Et surtout : ont-ils droit au paradis que Jésus, Jéhovah ou jé-né-sé-qui nous a promis?) : quand on cherche on ne trouve pas, quand on veut la paix on ne l’a pas!!! Je suis quand même dans le tort, j’ai eu droit au joli regard au goût de noisette du caissier avec quelques restes rastafarian du supermarché et un clin d’œil du conducteur de coccinelle qui m’a laissée traverser la rue avec un grand sourire… Ils ont tout deux eu droit à une réponse digne de moi! Serais-je une femme à hommes? Hmmm…Mais cette petite déprime s’est tout de suite effacée lorsque je trouvai ma messagerie explosant de petits mots facebook d’amis et de moins amis, de connaissances et de la famille…Dans la salle commune de l’auberge, devant mon écran, mon petit taboulé et mon chocolat noir entrecoupés de bière française, j’ai dû réprimer certains fous rires et certains éclats de pleurs, car j’étais que trop heureuse et surprise de recevoir tant de bons mots, malgré leur fréquent manque d’originalité…Comble de cette soirée, un bel anglais, coup de foudre dont la force est faite d’énergie renouvelable (Dès demain je fais ma demande de brevet pour la voiture carburant au coup de foudre! Je déclencherai sans aucun doute un nouveau mouvement hippie!!), qui m’interpelle sur le chat d’un bonsoir ma belle… ! Après quatre mois de silence radio, I enjoyed.
Bref, je vous aime, et je pense à vous très fort et…À votre santé!
mardi 15 septembre 2009
Un soir à St-Malo...
Café de l'Absinthe, St-Malo intra-muros, 14 septembre 2009
De retour seule avec mon intérieur d'une sérénité qui comble et qui envahit de soie mes alentours...Mon dîner frugal d'une main et mon appétit de l'autre, je me trouvai subrepticement devant une vue surréaliste de la Manche et des ses côtes malouennes. Une Manche grondeuse mais pure, grandiose sous les rafales mais jamais domptée. Des brumes orangées puis rosies par la capitulation du soleil nappaient les imposants rochers qui bordent la côte. Sous la lente transition du crépuscule s'enchaînaient les danses des caresseurs de vent- que j'aurais pu croire rituelles - , des mages bretons qui de leur grande voile de mille couleurs couvertes reliaient cette mer changeante et ces rafales qui savent repousser les horizons. Les maîtres du kitesurf s'entêtèrent jusqu'à la tombée du jour à valser puis à se fracasser dans les vagues.
C'étaient plus les feux du ciel que le vent glacial qui me firent frissonner.
J'étais conquise et par la contemplation l'horizon avait goûté de mes lèvres, les grandes avancées nuageuses qui épousaient volontiers les nuances de l'astre diurne dans sa royale descente avaient assaili mon corps tout entier, puis mes yeux ne vécurent plus que dans le reflet des ondulations aléatoires des acrobates et de leurs voiles gracieuses. J'ai fait l'amour avec une vision féérique septembrionale. Belles retrouvailles avec ce for qui guide mes intempestives marées, qui parfois s'endorment avant même d'avoir commencé...
De retour seule avec mon intérieur d'une sérénité qui comble et qui envahit de soie mes alentours...Mon dîner frugal d'une main et mon appétit de l'autre, je me trouvai subrepticement devant une vue surréaliste de la Manche et des ses côtes malouennes. Une Manche grondeuse mais pure, grandiose sous les rafales mais jamais domptée. Des brumes orangées puis rosies par la capitulation du soleil nappaient les imposants rochers qui bordent la côte. Sous la lente transition du crépuscule s'enchaînaient les danses des caresseurs de vent- que j'aurais pu croire rituelles - , des mages bretons qui de leur grande voile de mille couleurs couvertes reliaient cette mer changeante et ces rafales qui savent repousser les horizons. Les maîtres du kitesurf s'entêtèrent jusqu'à la tombée du jour à valser puis à se fracasser dans les vagues.
C'étaient plus les feux du ciel que le vent glacial qui me firent frissonner.
J'étais conquise et par la contemplation l'horizon avait goûté de mes lèvres, les grandes avancées nuageuses qui épousaient volontiers les nuances de l'astre diurne dans sa royale descente avaient assaili mon corps tout entier, puis mes yeux ne vécurent plus que dans le reflet des ondulations aléatoires des acrobates et de leurs voiles gracieuses. J'ai fait l'amour avec une vision féérique septembrionale. Belles retrouvailles avec ce for qui guide mes intempestives marées, qui parfois s'endorment avant même d'avoir commencé...
vendredi 21 août 2009
Élections en Afghanistan
Les talibans ont bien eu l'intention de faire des explosions de petits confettis plus communément considérés comme des billets de vote...La consternation s'empare de moi quand je vois ces images d'une efficacité menaçante. Eh bien je renie de ma perception de l'humanité toutes ces créatures qui emploient leur vie à transformer la Démocratie en carnaval de terreur Cramoisie.
jeudi 20 août 2009
No-mad's land!
Ça y est, je redécouvre cet état d’esprit pré-Paris qui avait gonflé mes voiles cet hiver, et qui noyait tout mécontentement d’une éclaboussure…Je m’en délecte, et j’ai déjà l’estomac qui part en voyage… Fébrilité, excitation, nervosité, spontanéité accentuée aux tremblements orageux, migration de papillons monarques de mon nord pharyngien à mon sud duodénaire, funambulisme assumé de quelques trémolos singuliers sur mes cordes vocales, ce sont quelques noms qui pourraient qualifier la sensation qui cohabite mon corps avec une petite nostalgie toute discrète toujours justifiée à la veille d’un départ…
Programme spécial du 2 septembre 2009 : le saut acrobatique de Laurence sans filets. Aurait-elle le vertige?
Programme spécial du 2 septembre 2009 : le saut acrobatique de Laurence sans filets. Aurait-elle le vertige?
jeudi 9 juillet 2009
Brrrr-tagne!
- Des nuages qui filent, défilent et s'embobinent autour du soleil...sans trop le perdre!
- Le premier soir, du bitch volley, du sable dans les bobettes et un pouce fouley!
- Des Allemands. Beaucoup d'Allemands. Full d'ale et de monts! Une grosse salade et un barbe-cul!
- Des fous et des rires en fût!
- Au cap Fréhet il fait Fret, eh! SOLEIL - on enlève la veste, NUAGE - on remet la veste, SOLEIL - on enlève la veste...
- La plage...je nage...il faut tenir serré le bikini. Puis concours de nez rouge!
- Des falaises dont je fus fort aise, du vent...qui évacue les pores, puis qui les remplit de gros sel.
- Mont St-Michel, road trip magique jusqu'à la frontière Normande. Trop de tout-rustres!
- Escapade escalade du Moyen-Âge à Dinan. J'achète la suite des trois moustiquaires.
- Moules et frites à Saint-Brieuc, je m'émeus l'estomac de ce bon plat!
- Retour à Pouris, à la petite chambre, à la toux-rista, j'ai le coeur gros...
- le dernier point, il va se passer...
S'abonner à :
Messages (Atom)

