jeudi 25 juin 2009

George l'Enchanteur

C'était le gîte de chez George, point de rendez-vous entre citadins et ruraux, voyageurs et sédentaires, nantis et dépravés. Trois étrangers s'y réfugièrent, dans cette auberge du 6e, entre la rue Saint-Sulpice et la rue du Four. L'effet de surprise fut grandiose dans le for des acolytes, car bien qu'ils franchirent une minuscule façade aux allures orphelines, le corridor intérieur s'étendait sur des dizaines et des dizaines de mètres et évoluait en une ruche sans fin, se séparant en petits salons alvéolaires. L'aubergiste nous accueillit d'un haussement de sourcil insistant, la vieillarde voyant pourtant passer des airs peu familiers depuis des lustres. Les gens suspendus à leur boc d'ale étaient, mis ensemble, d'une hétéroclité étonnante. Cet endroit contenait la vie de tout un village. Le trio tentait tant bien que mal de se frayer un chemin au travers des déambulations des clients quand le regard de la tête forte - tout à fait féminine - du groupe d'étrangers tomba sur un escalier qui s'enfonçait dans l'obscurité. De faibles rumeurs surgissaient quelques fois de l'endroit ou, un peu plus loin, s'évanouissaient les marches, avalées par le noir. Les pupilles de la demoiselle se dilatèrent comme sur le coup de la curiosité, et elles ne purent se détacher de cette descente invitante, quoique peu recommandable. Celle dont l'état hypnotique ne faisait plus de doute n'eut pas à penser, ses pas l'amenèrent à franchir les marches de bois en colimaces, et comme ses amis remarquèrent l'entrain que manifestèrent les pieds de la demoiselle, ils ne purent que les suivre. Ils devaient s'accroupir de plus en plus pour éviter de heurter les obstacles du plafond décroissant. La descente périlleuse dura plusieurs minutes, et à mesure qu'ils s'engouffraient, la mélodie le faisait aussi dans le creux de leurs ouïes engourdies. Des grondements sourds se mêlaient aussi à la chamade des coeurs des explorateurs, dont la curiosité ne s'était point affaiblie, mais qui, toutefois, n'oubliaient pas qu'il était dans la nature humaine d'avoir peur de l'inconnu et du noir. Cela faisait du même coup une peur exponentielle, car ils franchissaient là une contrée obscure bien inconnue. Mais quoiqu'il en soit, qui aurait un esprit aussi calculateur en un moment aussi crucial? Avec une intention toute naïve, ils s'étaient aventurés dans une cave peu commune. Sous la voûte de pierres d'un siècle passé s'entassaient de minuscules tables entourées de tabourets aux pattes grugées par la succession des soirées. Les trois étrangers se trouvèrent une voie à travers les danses et la folie générale, une folie particulière qui perdait toutes les âmes, celle qui, entre certains murs, est condamnée sans hésitation aucune. Les prochaines victimes s'installèrent inconsciemment sur une petite place haut-perchée, donnant une vue imprenable sur les festivités souterraines. Quelques instants plus tard, un verre de kir et deux pintes de rousse se partageaient la tablée des invités. Les chansons françaises résonnaient en eux comme un appel et avant longtemps cette sensation se transforma subtilement en vertige. Les jeunes coeurs s'emportèrent à la fantaisie d'une nuit, et tous étaient entre-mêlés, et tous étaient euphoriques, sous les voûtes de la cave de chez George, entre la rue du Four et la rue Saint-Sulpice.

mardi 26 mai 2009

La nuit des orages

Que se passe-t-il quand l'orage éclate? Dans cette ambiance d'une sinistre lourdeur, je sens que les grondements trouvant écho entre ciel et terre nous réunissent tous un peu...Chacun tend l'oreille dans l'espoir que cela finisse...ou continue.

Devant cette fenêtre du 8e étage de l'auberge D'Artagnan, une fillette, les yeux rivés vers l'extérieur, le nez collé contre la vitre parsemée de gouttelettes, assiste à son premier feu d'artifice. Des éclats de lumière s'imprègnent les uns à la suite des autres dans le firmament aux teintes de rose et de marron. Puis, quelques rares fois, un éclair se dispersant comme un arbre luminescent traverse de toutes parts l'immeuble à trente étages d'en face, le même qui borde , toutes les nuits, le somnambulisme de la fillette. Sur le ciment humide du square des bas fonds, les bouteilles vides s'animent dans l'air chaud et se mettent à barbotter dans un clapotis retentissant contre les murs des édifices des alentours. Pendant ce temps, le ciel entonne son concerto pour barython en ré mineur, un air grave et solennel du profond plafond des nimbus. La fillette, dont la curiosité toujours la maintient devant le spectacle intermittent, reste immobile dans l'obscurité de sa chambrette, un peu trahie par les maisonnées éveillées du gratte-ciel d'en face.

Les nuits d'orage lui donnent l'impression d'être vraiment consciente. Car cette force presque surnaturelle ramène les esprits au sens réel des choses. Ces bourrasques qui résonnent jusqu'en elle lui donnent un second souffle, rythmé par le fracas des portes et des fenêtres qui craquent, qui claquent et se détraquent dans leurs gonds. À genoux sur son lit, le nez plaqué contre la vitre de la fenêtre maintenant innondée, elle prie pour que la nuit des orages se poursuive pour toujours. Puis, comme le sort d'un souhait qui vient d'être révélé, la lourdeur se dissipe et l'air se rafraîchit peu à peu. Le silence revient soudainement, comme ce sommeil qui quelques fois nous prend...

jeudi 26 mars 2009

Paris me prend...

Petit à petit, c'est comme si je me laissais envahir par cet esprit cosmopolite...
Et puisque Paris me prend en otage pour quelques temps et quelques degrés Celsius en plus, c'est de manière saccadée que viennent mes mots, faute de régularité, vous me pardonnerez...

  • L'allemand, ich mag lernen.
  • Les chaussures...ooh trop. Pas encore succombé, mais ca s'en vient.
  • Versailles et Vincennes, les châteaux. M'en reste encore une bonne dizaine.
  • Les chats en laisse qui dorment sur les bancs de métro
  • Ces itinérants schizophrenes qui tiennent ces chats endormis dans leur propre perdition
  • Réaumur-Sébastopol : nauséeuse prise de conscience sur la condition humaine
  • Les ruelles de bout de tiques
  • Le Louvre ouvre les vannes de la curiosité, mon dieu, autre rappel de la réalité: je ne m'y connais pas du tout. Musées, muses de l'esprit. Et fuse la magie!
  • La prise de la Bastille. La conquête des bars.
  • Les québécois. Parce qu'on les croiserait dans les rues chez nous et on se sourirait sans plus, à Paris on s'en fait des amis, et des codécouvreurs.
La suite pour plus tard... Parce que Paris me prend et le temps aussi... Ce fut une ombre de ce que je vis, de ce que j'éprouve... La vie d'une kleine mädchen von Land (petite fille de la campagne) exilée en terre urbaine.

En espérant que tout ce passe pour le mieux chez vous, que les peines sont bienfaisantes et les joies généreuses en promesses. Hallelujah!

dimanche 22 février 2009

Retour du bar...

Merci, merci, merci...

Les défis ont fusé, je m'engage à les relever...tous!

samedi 14 février 2009

La Seine

Mirages
De l’âme,
Une charge
Désairts.

Électrique.
Lumières erres,
Sons qui volent
Airs et terres…

Décharge miracle.
Ondes violentes
Innondent le vide,
L’amour frigide.

Pouls de l’écorchée
Plénitude qui prend
Entrailles et larmes.
Je meurs et revis là.

Le temps d’une nuit
L’œil incendiaire,
Flamme d’un être,
Renaît du ventre.

Scène des heurts
Désormais
Théâtre
De l’essence

Vivre
Ces sens,
Souffles
Mirages…

jeudi 12 février 2009

Post-Karkwa

Mais quel show...

C'est là qu'on réalise que...c'est un peu ça qui nous différencie des animaux : la capacité de susciter l'émotion par le biais des arts.

Vais-je le dire?

Le Compteur m'a noyé les yeux...

Dire qu'ils passent le 12 mars à Paris...Tiens! Quelle drôle d'idée!
=)

vendredi 6 février 2009

...Congestion-nez...

Voici un magnifique texte exorcisant que j'ai gravé de mon sang dans un exercice très particulier: le site Write or die permet d'écrire dans un espace réservé à cette fin, mais qui rajoute certaines contraintes pour encourager l'écriture. Plusieurs effets sont mis à contribution pour presser l'écrivain. Si à un certain moment, on ne produit plus de lettres, de mots, de phrases, le texte se met à s'effacer de lui-même... Voyez le résultat : l'écriture de l'urgence. Mais que de libérations! Délectez-vous...

Voici la complainte autobiographique de la congestion. Pas celle qui rend toute personne raisonnable en yéti mangeur d'hommes sur le pont Champlain, mais bien celle qui transforme toute personne raisonnable en yéti mangeur de Kleenex et de boîtes de Vicks. Je me nomme Laurence et j'ai les sinus en bouillie. Au travail, aujourd’hui, je n'aurai pas droit aux classiques salutations de la vie ordinaire (« Salut! Ça va? Ouais toi? Ouais..»). Les gens opteront plutôt pour un « oh, tu es toute blême! » ou bien un « tu as l'air vraiment fatiguée! » dont le ton doucereux soi-disant compatissant ne réussit pas tout à fait bien à cacher un sens de la félonie, de la pernicieuserie développé à outrance. Et mon cerveau vidé de son jus intellectuel répond : « Ouais, profites-en, petite garce, pendant que je suis sans contredit incapable d'argumenter, autant que de placer deux mots l’un à la suite de l’autre. Tu vas devoir mourir un de ces quatre pour cet affront, tu le sais? C'est ça, continue de me sourire avec ton petit regard de pitié hypocrite. Tu périras en d’atroces souffrances. » Note à moi-même : je crois que je viens de comprendre la source du rêve que j’ai fait la nuit dernière qui me faisait l’auteur d’une infâme prise d’otages.

Je n’ai pas encore parlé des garçons. Voire qu'un homme va m'imaginer les cheveux dans le vent avec des pétales de rose glissant sur mon corps, alors que j'ai le nez rouge comme n'importe lequel des robineux créchant au bord de ces cabarets de bonne chair de la Ste-Catherine. Sexy! Mais sexy! Bien sûr, il ne faut pas s'arrêter à ces détails superficiels. C'est la beauté intérieure qui compte. Bien entendu. Il faut dire que, ce matin, j'avais tout de même essayé de cacher mes cernes au beurre noir et d’écarquiller ces beaux yeux vitreux et rapetissés par la congestion, sans parler de mes jolies rougeurs au-dessus de ma bouche sèche causées par l’irritation de ces mouchoirs sans pitié. Belle marâtre, pourquoi ne m'as-tu pas pourvue de Puffs?? Je n'ai pas l'habitude de mordre à des pubs en dessins animés, mais cette marque-là, je l'ai testée. Garantie petits-nez-contents!!

Oh gosh! Et il y a le trippeux de char du fond du bureau à qui j'ai eu le malheur d'accepter un lift il y a quelques semaines qui repart à l'assaut. « Petit con, c'est pas ta journée pour venir essayer de te convaincre que tu es mon genre de gars. » Merde, je dois me moucher. Et ce foutu système qui va effacer mon texte à mesure. C'est la joie! Je dois maintenant écrire de la main gauche pendant que l'autre n'est pas en train de s'évertuer à essayer de me donner de l'inspiration (je m'arrêterai là dans mes connotations), mais bien à tenter de vider mon nez de cette concoction signe de combat immunitaire communément appelée morve, ou mucus, rendue jaune ou verte selon le stade de l'infection. Pour les intéressés, je suis au stade jaunâtre, ce qui est encore peu inquiétant. Où en étais-je? Ah oui, le gars qui essaie de se convaincre qu'il me plaît. « C’est mieux que rien », devrais-je me dire. Mon état grippal n'a pas réussi à repousser tous les mâles de la Terre. Inutile de dire qu’étant donné que mon manque flagrant de grâce et de légèreté de ces derniers jours est à la fois une cause et une conséquence, je me passerais bien de n'importe quel garçon sonnant à ma porte. Ce n’est pas le moment, je te dis! Laissez-moi manger du chocolat en paix, et ne me dites pas que c'est mauvais pour ma grippe! Et encore moins pour ma silhouette…Que je vous entende! Je laisse quand même mon haleine empester l'échinacée toute la journée, je trouve que c'est déjà un beau sacrifice.

Que de frustrations, me direz-vous? Et je n’ai pas encore déblatéré sur les placebos que nous offrent toutes ces pubs lorsque l'hiver se pointe. Les Réactine et Aerius de ce monde sont alors remplacés par les Advil rhume et sinus, les Bénylin anti petite toux de gorge, etc. Bullshit. Faites-moi croire que quelque chose qui goûte le raisin chimique va guérir mon méchant. On combat le feu par le feu, mon gars. Autre montée de lait. Je parle de morve ici. Il faut dire que Laurence rime avec Élégance! Je sais, mes mots ont la même sensualité que ceux d’une Aphrodite au top de sa libido. Je ne suis qu'une malade au regard placide, une femme au corps rhumatisé, une grippée qui cherche tout de même à se faire une petite place dans ce monde, sans trop chercher à recevoir des commentaires (que je pourrais qualifier de manière richement scatophile) sur son apparence physique. Je vous en prie, laissez-moi vivre ma grippe en paix. Telus se passera de sa voix sexy de Rimouski pour quelques temps, c'est tout. Et cette montée de lait est finie! J'ai presque l'impression que ce texte m'a quelque peu débouché le nez…

mardi 3 février 2009

Regard sur l'humanité

Je me suis réveillée ce matin à la douce voix d'Espace musique...L'animateur parlait d'un site internet, un projet de Yann Arthus-Bertrand, d'où l'on peut tirer plus de 7000 témoignages de gens de par le monde, comme vous et moi, traitant de vie, de mort, de souvenirs, etc...Répondant à des questions telles que « Qu'avez-vous appris de vos parents? Que souhaitez-vous transmettre à vos enfants? Quelles épreuves avez-vous traversées? Que représente pour vous l'amour ? » On peut accéder à toutes ces petites vidéos avec une traduction française.
Pour la seule écoute d'autres cultures, je trouve ça génial. Ça ouvre l'esprit.

Allez faire un tour, vous ne pourrez plus vous arrêter!

http://www.6milliardsdautres.org/



photo: La terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand

samedi 17 janvier 2009

Visa

Vis-à-vis le 30 janvier
Au Consulat
Visa
Pour dépasser les frontières
et dérider les fronts d'hier
Aller au front
Pour viser au large,
En plein dans les miles
Taire les chants de mines
Puis prendre la clef des champs
Pour reconquérir les paysages

lundi 5 janvier 2009

Plus que trois ans avant l'apocalypse.

Attention les gens, on est rendus en 2009...Avez-vous commencé à penser à vous construire un bunker digne de ce nom? Selon les Mayas, c'est en 2012, vous vous rappelez?

Autrement, cette année, envisagez de prendre ça relax, il y a trop de gens stressés en ce bas monde.

Mangez du chocolat, des jujubes et des Jelly Beans à ne plus être capable d'en apercevoir pour l'année (ça s'appelle la technique Montignac inversée, vous essayerez!)

Achetez-vous une boîte de condoms à mettre dans votre table de chevet...on sait jamais ce que l'on peut ramener d'un beau party.

Voyagez. Voyez du monde. Respirez d'autres horizons.

Vous en gardez et vous en laissez! Pour ma part, ce sont mes projets pour la prochaine année...Et pour les résolutions...pfff! La graisse de mes fesses m'a sauvée d'un bel accident à cheval samedi dernier! Alors tenez-vous le pour dit! Fuck Josée Lavigueur! Le gras, c'est important!

Si vous n'étiez pas au Sens le 31 au soir, je vous embrasse tous...

vendredi 19 décembre 2008

Jaquette, tricot et autres frivolités

Après ces nuits insomniaques aux eaux fermentées,
et ces journées aux douces nervosités,
Je rêvasse entre les mailles de mon capteur de laine
Au rythme saccadé des aiguilles s'entrechoquant...

La flanalette, nuisette des froids hivers du célibat.
Chants de Cléopâtre et bains de lait de chèvre pour l'opulence des sens.
Puis je somnole.

jeudi 11 décembre 2008

Rêve-olution

À la recherche de génie, je nie l’humanité de mes doigts. Dois-je m’en soucier? Cierge de soumission, de peur. Heurt et fourberie des sens, sans trop voir ni entendre…Cendre des hommes et des heures, pleurs et pleurs puis tendre les bras, à ras de toi. Toit de mes tempêtes, de mes amours. Amoureuse libre et envolée, lettrée par passion de te dire, redire combien mon cœur, mon corps, hors du temps et du doute, te désirent et te cherchent. Chef d’œuvre de mes chimères, Ère de mes espoirs volages, je te sens. Sans trop savoir ni comprendre. Rendre les armes. Armistice sur terres ensanglantées, hantées de perfidie et de bêtise humaine…Haine engendrée par le pouvoir, ivoire convoité par un genre incendiaire. Hier et demain, indomptable et pur de cœur j’étais et resterai. Résister pour la lumière du jour et les frissons de la nuit, nuire au mal pour l’amour de tout, de toi.

Écrit le 16 septembre 2008

mardi 9 décembre 2008

Ciné-Cadeaux!

Qui n'a jamais écouté Tintin, Charlie Brown, Astérix ou n'importe lequel des joyeux films de Noël envahissant les ondes de Télé-Québec à partir de la mi-décembre en dévorant des caisses de clémentines dans le confort de son foyer?

Je me rappelle encore, l'hiver passé, en pleine mononucléose, somnolant sous une couverture devant un de ces épisodes de Peanuts avec Peppermint Patty dans le sommet son art, patinant sous le doux opéra de O Mio Babbino Caro chanté par Renée Flemming...C'était magique, vraiment.

Si, comme moi, vous êtes des fans finis de Ciné-Cadeaux et que, chaque année, malgré l'engouement qui vous assaille, vous vous demandez tout de même pourquoi ils ont tant de charme, je vous annonce que le bonheur d'une durée de quelques semaines seulement est de retour ce samedi 13 décembre!!! En effet, je négligerai, telle que la tradition l'exige, toute l'étude que je me dois de faire pour goûter quelques précieux moments de la magie de Noël. Car, pour moi, quand les Ciné-Cadeaux commencent, c'est là que l'esprit de Noël me prend.

Quelques films incontournables:
Astérix et Cléopâtre - samedi 13 décembre à 15h30
Kirikou et la sorcière - mardi 16 décembre à 18h30
Tintin et l'Affaire Tournesol - mercredi 17 décembre 18h25
Les douze travaux d'Astérix - mercredi 24 décembre 18h30
Tintin et le temple du Soleil - mardi 30 décembre 18h30

jeudi 4 décembre 2008

Karkwa à Rimouski!!


C'est Annie Landreville qui me l'a annoncé ce matin, live on La première chaîne!
Le 11 février 2009, à la salle de spectacle de Rimouski, ça va rocker.
À qui les billets au parterre???

Au plaisir de vous y voir!!

mardi 2 décembre 2008

Ce qui s'est passé dans ma tête quand j'ai écouté Twilight.

D'abord, un contexte.

Non, le beau Edward n'est pas le nouvel homme de ma vie (quoique...) et ceci n'est pas un post attestant de mon nouveau statut de groupie de Twilight.

Je répète ce que j'ai entendu dans les derniers jours : les gars vont y aller avec leur blonde en pensant que c'est un film de vampires normal...avec de l'action, quoi! C'est-à-dire un film avec du sang, des frocs de cuir et des harpons high-tech à la Blade, mais disons que l'amour prend le dessus. Je suis sortie de là en trouvant que mon côté quétaine fi-fille avait un peu trop aimé ça.

Mes pensées, pendant l'écoute du film, ressemblaient un peu à ça...

Ooh vraiment cute, une high school à l'américaine. Yes sir. Ah ben...c'est pas si pire que ça!
Mon dieu c'est Cédric Diggory!!!
Bon...lui, il a mal travaillé son expression troublée, il a l'air plus dégoûté.
Hahaha celui a trop l'air d'un lapin effrayé!!
Voyons...ils vont tu finir par s'embrasser, comme n'importe quel film d'ado-américano-quétaino-normal! Oh je pense que....Ils sont vraiment proches!! Leur nez se frôlent quasiment!!
Aaah...shit.
Oh je pense que! Cette fois-ci...! Oui....!
Aaah...shit.
Attends! C'est le temps mon homme vas-y maintenant!!...
...
...Bordel mais qu'est-ce qu'ils branlent?

Je finis ça là. Mais bon, j'ai un peu honte de le dire, mais j'ai aimé. Désolé pour les anti-toute.
Je pense quand même que la manière dont c'était filmé était superbe, et qu'en général c'était bien joué...Des bouts de musique un peu bizarres, mais ça passe avec le beau gars.

Bref, un bon film de célibataires en carence momentanée d'affection.
Mais bon, vous me connaissez, je vais me précipiter de dire que je suis bien toute seule!
Et c'est la simple réalité...

Allez voir Twilight, si ce n'est que pour rire un peu!

dimanche 30 novembre 2008

...Acharnement automnal.

Où est passée cette neige,
linceul de mon automne?

Un corps en latence dans son tombeau froid pourrit dans le redoux, laissant couler ses doucereux filets d'odeurs nauséeuses...

Le dégoût est un sentiment aux sempiternelles vicissitudes,
quoique parfois écrites dans ce ciel sans étoile.

samedi 29 novembre 2008

Face au Nord

Elle se leva et lui tourna le dos, sorte d’effort contre nature nourri par la rage de l’arrivée trop hâtive de l’automne. Elle avait toujours eu l’habitude de se réjouir de ces odeurs enivrantes de terre et de froid, des nuages humides qui se forment autour des mots lorsqu’ils sont confiés, des crépuscules qui accourent de plus en plus vite pour couvrir la ville de ses longs baisers irisés. C’était toujours bon de voir apparaître les couleurs dansantes dans les arbres aux ombres allongées. Cette nuit était différente. C’était déjà l’hiver, sans autre préambule. Elle sentit sa hargne se transformer en pesanteur, également répartie dans tous ses membres, pour être ressentie partout, pour tout bien endolorir. La lourdeur qui écrasait sa gorge semblait insupportable : son visage se crispa graduellement, durcissant la douceur qui occupait habituellement ses traits. Et elle marcha, mit un pied après l’autre, dans une direction. Cap sur le loin. Infiniment plus loin.

Pourtant, plus elle s’éloignait, plus c’était lancinant, chacun de ses pas comme la lame d’un couteau plongé dans les méandres de sa peau froide. Pourtant, son désir d’y retourner en courant restait le plus horrible. Pourtant, les paysages sibériens reflétés dans ses yeux vides seraient les mêmes derrière ou devant ses pas. Les pans de son long manteau claquaient contre ses cuisses au rythme de ses nausées. Dégoût profond collé au palais, elle accueillit la froideur de septembre, faible tentative analgésique, priant pour qu’elle endorme de son austère berceuse ses pores devenus misanthropes. Car elle avait soudainement développé cette aversion pour le genre humain caractéristique d’un estropié rescapé de la guerre. Toujours un pas, puis un autre. Gens, faites place à la mariée ensanglantée et sa marche funèbre. L’écho des enclumes à ses pieds s’ajouta : c’étaient les grands murs de briques du vieux séminaire qui chantaient dans la nuit son Lacrymosa. Le frimas pénétrait son corps par rafales, et elle marchait.

Un autre pas, puis elle suffoqua. L’air ne la criblait plus qu’à travers ses sanglots, en de maigres tentatives pour sauver son corps, en attendant la douce accalmie du mausolée. Elle l’aurait accueillie avec soulagement, mais semble-t-il que bien d’autres saisons étaient à venir, malgré les apparences. Puis de l’eau salée sortit de sous ses cils, noyés par les assauts incessants de ses hoquets silencieux. Une larme pour un pas, pas après pas. Ses lèvres tremblantes ne goûtaient pas les caresses chaudes qui fuyaient sur son visage brisé. Elle continua de marcher, car elle ne savait que faire d’autre. Face au nord, maintenant c’était clair. De ce côté de la rose, l’horizon était dévasté par la froideur des ténèbres. Et ils glissaient maintenant vers elle, en une valse désarticulée. Pour l’instant, elle était épuisée par sa lourdeur, par ses sens engourdis. Elle s’arrêta enfin. Sa tête pesait de tous les pleurs bouillants qu’elle avait laissé échapper…Peut-être que…Si elle s’étendait dans le noir…Seulement un instant…Se reposer un peu…Rien qu’un peu…Peut-être que…

Écrit le 22 septembre 2008

vendredi 28 novembre 2008

Une crise, criss.

Qu'est-ce qu'on a maintenant?

Une société en crise. Une société qui croule sous le crédit, qui ne possède aucune figure politique qui se tienne réellement et qui roule sur des projets à court terme, qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. C'est pas une gang de hippies qui a raison en déclarant entre deux joints que les générations futures sont en péril!

Tout ça... Ce manque d'ouverture sociale, environnementale et politique va finir par blaser tout le monde. Et du monde blasé, qu'est-ce que ça fait? Ça chiâle, mais ça laisse faire.
Laurence, la jeune électrice de 19 ans avec ses petits projets, attend un gouvernement qui saura sortir du cannevas dans lequel le pays est vautré.

En attendant, ça patauge, et tout le monde est perdant. Exception faite des quelques ministres qui s'en sortiront avec de jolies pensions de retraite. Le temps que la Terre explose. De toute façon, le PIRE est déjà arrivé, c'est l'économie qui a explosé!!

jeudi 27 novembre 2008

Turbulences

Pieuse solitaire,
J’épie les signes de la noirceur…
Puis ma plume soupire les épîtres de mes tourments
En l’attente de mon Dieu
Vénéré, Adoré, dans les mâtines de l’adultère

Magnificat anima mea Dominum,
Et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo.
Quia respexit humilitatem ancillae suae;
ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes.

Entre chien et loup,
Je guette, je guette toujours…
Dans l’espoir d’un espoir
En quête d’une trace, d’une goutte, d’une brise
Présage de la tempête

Le miroir des mauvaises augures a frappé.
Augustes images de mon inconscience médusée :

? sap ut-snes eN
esialam emlac nu’d stnemom seC
edicalp ediv ua ecaF
.sèlcomaD ed eépÉ – eniffa’s, esiugia’s iuQ

Je…je…je…
Bégaiement identitaire, couronne de ma misère
Être doté de vingt-troisièmes chromoshommes jumeauXX,
En recherche d’un quelque chose peu quelconque, autre du pessimisme qui inspire mes glauques envolées, autre du XXX de l’urbanisme…

Je suis tout de même une femme.
Une femme qui aime peut-être trop?? id est pourvue d’un myocarde surdéveloppé?
Tentant de faire honneur à son sexe féministe
À sa nanonation
À son espèce qui s’autodépece…

J’ignore si je t’aime toi.
Mais l’oxymore rebelle de mes tripes
Est l’écho inquiétant de ce que tu daignes montrer de toi
– Remontrances.

D’entre tous, tes yeux me surprennent
Prise sur le rouge vif
Le cœur à vif
Dans mon évidente vicissitude

Ai-je peur?
Une mer d’incertitudes a accouché de moi
Mais à travers le doute, quelques éléments insondables persistent.

Dans ma légèreté, je suis Pétale.
Dans ma sensibilité, je suis Madeleine.
Dans mon inspiration, je suis Astres funambules.
Dans ma foi, je suis Amour – sans bile.
Et dans ma crainte, je suis Vent volage qui ravage quelques fois…


Toi, qui es-tu?

Big big big Intro!

C'est sur un coup de tête que ce blog est arrivé, après la lecture d'un certain blog, oui, je l'avoue celui de Pierluc. "Djizusse." J'ai eu un petit blues de notre blog à trois, avec Louis, à me rappeler à quel point on s'était bidonnés à faire une parodie de blog de preteen.

Ouaip! Je m'y remets. Pas de blog de preteen cette fois! Pour ma fréquence de nouveaux posts, ce sera à voir, je verrai bien à quel point l'inspiration me prend! Ici, at the Great Escape, vous trouverez des textes d'opinions de toutes sortes, des textes littéraires, et tout autre machin sur lequel on mérite de poser notre attention! Pourquoi the Great Escape? C'est d'abord le titre d'une chanson et d'un album de Patrick Watson, musicien hors pair. Cet automne, je l'ai écoutée en boucle cette toune-là...Pour les petits blues de Novembre, c'est l'idéal. Autrement je pense que ça le dit...J'essaierai de m'offrir et d'offrir à qui le veut bien un endroit où on peut se cyberévader!

Et comme à mon habitude, je conclurerai par mon bon vieux :

Commentaires? Insultes? Faits vécus?